Accueil Tech Plus de 10 000 satellites en orbite : Starlink est beaucoup trop en avance sur ses concurrents !

Plus de 10 000 satellites en orbite : Starlink est beaucoup trop en avance sur ses concurrents !

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Ce weekend, SpaceX a, de nouveau, marqué l’histoire spatiale en dépassant les 10 000 satellites Starlink lancés depuis 2019, dont plus de 2 300 appareils envoyés rien qu’en 2025. Le service d’Internet par satellite d’Elon Musk assoit ainsi définitivement sa présence dans notre atmosphère et prend une avance gigantesque sur ses concurrents, actuels et à venir.

Une stratégie de lancement bien rôdée pour creuser l’écart

Pour dominer le secteur de l’Internet par satellite, SpaceX exécute, depuis quelques années, un plan efficace qui consiste à lancer un maximum de satellites en orbite terrestre basse.

Une cadence de production qui écrase la concurrence

La cadence de lancements atteinte par SpaceX dépasse tout ce que l’industrie aérospatiale a connu jusque-là. Les records de lancements du Falcon 9 s’accumulent : 132 tirs réalisés en 2025 avant même la fin octobre. Cette performance repose sur des coûts de lancement maîtrisés grâce à la réutilisation des fusées. Désormais, l’entreprise réalise ainsi plusieurs lancements par mois, voire plusieurs par semaine.

Cette avancée technologique s’appuie également sur une conception de satellites optimisée. Chaque appareil pèse environ 260 kilogrammes et dispose de systèmes d’auto-désorbitation pour limiter les débris. La durée de vie moyenne des satellites avoisine cinq ans, après quoi les appareils se consument volontairement dans l’atmosphère.

Ainsi, sur les 10 000 unités lancées, environ 8 600 demeurent actuellement opérationnels selon les estimations d’experts indépendants. Cette flotte de satellites Starlink représente plus des deux tiers de l’ensemble des engins actifs en orbite basse.

Des satellites Starlink en orbite terrestre basse

L’autre point fort de la stratégie de Starlink consiste à exploiter l’orbite terrestre basse. Positionnés entre 340 et 580 kilomètres d’altitude, les satellites de SpaceX offrent une latence réduite, ce qui réduit le temps de latence. C’est l’idéal pour des communications en temps réel et pour le gaming.

Constellation de satellites Starlink en orbite -illustration

Les concurrents de Starlink complètement à l’amende

Grâce à son statut de pionnier et à sa stratégie de déploiement, Starlink semble avoir pris une avance définitive sur ses principaux concurrents.

OneWeb et Kuiper : des ambitions contrariées

Racheté par Eutelsat, OneWeb, dispose actuellement d’environ 650 satellites en service. L’opérateur européen cible principalement les marchés B2B et gouvernementaux, avec des tarifs de plusieurs milliers d’euros par mois en fonction du type d’abonnement. Ainsi, bien qu’ils soient souvent présentés comme tels, il est difficile de voir Eutelsat comme un concurrent sérieux pour Starlink.

De son côté, Le projet Kuiper d’Amazon accumule les retards. Malgré l’autorisation d’exploiter 3 236 satellites obtenu de la FCC, seuls 150 appareils environ orbitent actuellement. Amazon doit pourtant en déployer au moins 1 600 avant juillet 2026 pour satisfaire les exigences réglementaires américaines. Cependant, les tests techniques s’avèrent prometteurs, avec des débits dépassant 1 Gb/s lors d’essais en conditions réelles. Reste à découvrir le plan tarifaire du service d’Internet par satellite de Jeff Bezos pour voir s’il tiendra la route face à Starlink.

IRIS² et les initiatives continentales à la traîne

Le projet IRIS² porté par l’Union européenne vise à garantir la souveraineté numérique du continent. Cette constellation devrait compter plusieurs centaines de satellites, mais son déploiement ne débutera pas avant 2027. Pour ce projet, les enjeux dépassent la simple connectivité civile : les stratégies militaires européennes nécessitent une capacité autonome en matière de communications sécurisées.

Quant au récent projet de création d’un géant européen de l’Internet par satellite porté par Airbus, Thales et Leonardo, les choses tardent encore à se concrétiser. Les discussions sont certes en bonne voie, mais plusieurs paramètres ralentissent encore la conclusion d’un accord et l’opérationnalisation du projet.

En somme, Starlink est bien parti pour régner en maître sur le marché de l’internet par satellite résidentiel pendant encore longtemps.

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